LA MAISON BLEUE
Maison bleue…
Minuit passé.
Tout le monde danse.
Personne ne dort.
Dans la maison bleue, Degas danse encore,
Petites ballerines, silhouettes en or.
Une femme au téléphone dit :
« Je suis encore là… »
Rouge sur les lèvres,
La lumière sur ses bras.
Disco dans le salon,
Paillettes sur le parquet,
Les corps tournent lentement,
La musique est parfaite.
Sous une lampe ancienne,
Une jeune fille lit,
Calme au milieu du rythme,
Comme au centre de la nuit.
Bleu, bleu, la maison bleue,
On danse un peu,
On rêve beaucoup mieux.
Vert citron, elle traverse la lumière,
Belle et électrique,
Reine de la nuit entière.
Degas dans l’escalier,
Disco dans le miroir,
Téléphone qui sonne,
Velours dans le couloir.
Elle lit.
Elle danse.
Elle parle.
Elle rit.
La maison bleue garde
Chaque seconde de la nuit.
Maison bleue…
Une fille lit.
Une femme danse.
Et la nuit continue.
THE BLUE HOUSE
Blue house…
Past midnight.
Everyone is dancing.
No one is sleeping.
In the blue house, Degas is still dancing,
Little ballerinas, silhouettes in gold.
A woman on the telephone says:
“I’m still here…”
Red on her lips,
The light on her arms.
Disco in the living room,
Glitter on the floor,
Bodies turn slowly,
The music is perfect.
Under an old lamp,
A young girl reads,
Calm in the middle of the rhythm,
As if at the centre of the night.
Blue, blue, the blue house,
We dance a little,
We dream much better.
Lime green, she crosses through the light,
Beautiful and electric,
Queen of the whole night.
Degas on the staircase,
Disco in the mirror,
The telephone ringing,
Velvet in the hallway.
She reads.
She dances.
She talks.
She laughs.
The blue house keeps
Every second of the night.
Blue house…
A girl reads.
A woman dances.
And the night goes on.